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Exposition à Rome, du 7 au 22 avril 2022.

Exposition romaine accompagnée d'un récit inspiré des mythologies et légendes du monde.

Un âge d’or où animaux, hommes et nature, avaient encore une conversation commune.

PROLOGUE

PAITITI, l’eldorado, le royaume doré, est l’une des grandes contrées mythiques recherchées par de nombreux explorateurs.

 

Au début des années 1600, le père Andrés Lopez, un explorateur jésuite de retour de mission, remit son rapport à Claudio Acquaviva, son supérieur. Les écrits de cette expédition n’ont jamais été révélés et ses secrets ont été gardés au sein du Vatican, à Rome. 

Une rumeur s’est tout de même répandue à propos de cette cité radieuse et de nombreux explorateurs avides d’aventures cherchent encore ce paradis qui à ce jour n’a pas été découvert.

 

En 2001, Mario Polia, un archéologue italien, trouva dans les archives du Vatican des écrits concernant cette mission oubliée. Lopez parlait d'un « miracle qui avait eu lieu dans le royaume de PAITITI par la grâce de Dieu » dans « une ville très riche en or, argent et pierres précieuses ». 

Les rumeurs disaient donc vrai ...

Laissez-moi maintenant vous conter la légende de la cité divine de PAITITI, qui sans l’existence d’Énée, fondateur mythique de la ville de Rome, n’aurait pu perdurer.

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Il y a bien longtemps, dans la moiteur de la forêt amazonienne aux allures de paradis luxuriant, enfouie au cœur de l’épaisse jungle, se cachait une cité préservée.

 

La légende de PAITITI, ici rapportée, raconte l’histoire de cette cité divine veillant à la préservation de l’équilibre du vivant.

 

C’est Tupã, le dieu suprême de toute création des Guarani, peuple du sud de l’Amazonie, qui donna vie à cette terre riche, débordante de fleurs, fruits, plantes et animaux extraordinaires.

De ses mains, Tupã façonna en terre glaise chaque espèce dans une harmonie élaborée. 

Rien ne fût laissé au hasard. Perfectionniste, il créa un berceau à la biodiversité surprenante.

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Afin de veiller sur cette cité, il modela aussi un gardien. C’était un grand serpent aux écailles d’or en forme de feuilles qu’il nomma Drakon. Quiconque croisait son regard se métamorphosait en arbre.

 

Puis, Tupã insuffla la vie à ses créations et plaça la cité sous la protection des déesses mères de la nature.

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Enfin Tupã murmura à Drakon ces quelques phrases aux allures de prophétie :

Ici,

sauvage et mystérieuse, 

cette cité fascinera.

 

Toi,

gardien aux feuilles d’or,

ta métamorphose adviendra.

 

Alors,

ta parure feuillue,

tu planteras.

 

Unique,

un arbre poussera,

mais une branche lui manquera

Providentiel,

venu d’horizons lointains,

un Homme vous aidera.

 

Sage,

son branchage merveilleux il cédera,

et l’Arbre-monde il couronnera.

 

Ainsi,

bête, nature et homme,

chacun communiquera.

 

Puis,

le Latium découvrira,

et l’âge d’or y perpétuera.

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Les déesses mères venaient de tous horizons et leurs croyances mythologiques étaient multiples. 

 

Il y avait Jörd la déesse nordique, Tellus la déesse romaine, Dana la déesse celte, Gaïa la déesse grecque, Mari la déesse basque, Prithvi Mata la déesse hindouiste ou encore Asintmah la déesse amérindienne.

 

Grâce à leur diversité de cultures et leur vénération commune pour la Terre, elles s’unissaient ici pour échanger leurs connaissances et les répandre ensuite dans leurs contrées respectives.

La vie au sein de la cité s'épanouissait sous le regard bienveillant de Drakon. Il multipliait les ruses pour camoufler sa robe dorée et contemplait avec satisfaction la symbiose entre les déesses, la végétation et les animaux.

Un jour Drakon remarqua que sa queue commençait à perdre ses feuilles d’or et il se souvint des mots prononcés par Tupā.

Avec l’aide des déesses, il les récolta une à une et les planta.

 

Au bout de quelques temps, une pousse sortit de terre et toute la forêt prit soin de ce jeune arbre qui grandissait.

 

Il avait tout d’un ficus étrangleur mais présentait deux particularités : il était fait d’or et ses racines étaient si longues et courbées qu’elles ressemblaient à de longs 

serpents.

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Personne ne le savait encore mais c’était l’Arbre-monde, dont le 

secret avait été soufflé à Drakon par Tupā, qui avait pris racine au coeur de PAITITI.

 

Selon plusieurs mythologies, l’Arbre-monde symbolise le lien entre les mondes céleste, terrestre et souterrain, ou encore le « cycle de la vie ».

 

L’arbre s’étoffait et n’avait aucun égal dans la canopée mais l’une de ses branches ne s’épanouissait pas. Son extrémité était noire, comme morte. 

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Tous tentèrent de comprendre pourquoi, mais en vain. Et Drakon repensa aux paroles de Tupā. Alors les déesses prirent la décision de repartir chacune de leur côté afin d’interroger leurs peuples.

C'est ainsi que Tellus, la déesse romaine, revint un jour avec Énée.

 

Après avoir connu un grand péril en mer, Enée, tout juste sorti des ténèbres, redécouvrait la paix de la Terre. Accompagné de la Sybille de Cumes, il avait rendu visite à son père Anchise au royaume sombre des morts. 

 

« Quiconque peut descendre dans l’obscurité mais pour en remonter seule la pièce coiffée d’or accorde un retour. »

 

Grâce à un rameau aux feuilles d’or trouvé dans la forêt, Énée avait pu regagner sans peine la surface de la Terre. Il s’apprêtait à mettre les voiles vers le Latium quand Tellus le fit monter sur le dos ailé d’Hermès, le dieu grec des voyageurs, pour le mener jusqu’à PAITITI.

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Tellus mena Enée jusqu’à l’arbre et celui-ci comprit que son rameau d’or était la pièce manquante.

 

Fort de son courage et de sa connaissance des ténèbres, Énée était le seul Homme témoin d’un cycle de vie dans son ensemble.

Il était donc capable de donner vie à l’Arbre-monde.

 

Cet arbre unique était encore inerte lorsque Énée présenta le branchage. Ainsi complet, l’arbre se mit à vibrer et à étinceler.

Ses longues racines ondulèrent et, de leurs extrémités, des têtes de serpent s’animèrent. 

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PAITITI n’avait encore jamais connu  présence humaine.

Dès lors bêtes, nature et hommes vécurent en harmonie, chacun étant essentiel à l’autre.

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Énée repartit vers sa destinée en 

direction du Latium. 

 

Il emporta avec lui le secret de PAITITI et veilla à transmettre à ses descendants les enseignements de cette cité divine afin de faire perdurer un âge d’or au sein de sa propre cité, Lavinium.

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La légende dit que lorsque Romulus, fondateur histoique de la ville de Rome, découvrit l’histoire merveilleuse de  PAITITI, il disparut dans un nuage de poussière.

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Ainsi se termine la légende de PAITITI et l’on comprend pourquoi le père Andrés Lopez et son supérieur Claudio Acquaviva décidèrent de garder secret ce prodigieux voyage.

 

Cet eldorado était plus riche que tous les trésors du monde. Étrange et singulière, cette cité abritait un âge d’or où animaux, hommes et nature avaient une conversation commune.

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Exposition Origini à Rome, du 7 au 22 avril 2022.

 

Récit imaginé par Aurélie Andrès

et co-écrit par Emilie Vitel.

Contact pour plus informations à propos des toiles :

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+39 375 5156 398

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